Pour le subalterne, parler implique non pas simplement de résister à la violence du performatif hégémonique, mais surtout d'imaginer des théâtres dissidents où soit possible la production d'une autre force performative. Inventer une nouvelle scène de l'énonciation, dirait Jacques Rancière.
Se désidentifier pour reconstruire la subjectivité endommagée par le performatif dominant. Y a-t-il quelque chose, un espace (..)?
Paul B. Preciado
What if one wants to, you know, just feel the wind in your hair, sit on a bench in a park at night, feel the asphalt under your feet, to just simply be in the city, to feel the city belong to you and to feel yourself belong to the city. What does this mean? What does it mean to want to claim risk and to be willing to
be there?
Shilpa Phadke
As we collectively produce our cities, so we collectively produce ourselves. ... [If] we accept that ‘society is made and imagined’, then we can also believe that it can be ‘remade and reimagined’.
David Harvey
Imaginer, c'est déjà agir: récupérer l'imagination comme force de transformation politique, c'est déjà commencer à muter.
Paul B. Preciado
Räume sind nicht neutral; sie tragen Erinnerung, Macht und Widerstand in sich. Die Präsenz eines Körpers kann sie aufbrechen, neu besetzen, anders erzählen lassen.
Grada Kilomba
The presence of the loiterer acts to rupture the controlled sociocultural order of the global city by refusing to conform to desired forms of movement and location, instead creating alternate maps of movement, and thus new kinds of
everyday interaction. It thwarts the desire for clean lines and structured spaces by inserting the ostensibly private into the obviously public.
...
Loitering is an act one can indulge in without professing allegiance to any particular group, morality or ideology. It is a process that is temporally present. You are a loiterer only while you are loitering.
Shilpa Phadke,
Shilpa Randade, Samera Khan
Shilpa Randade, Samera Khan
Chaque mot de notre langage contient, comme enroulée sur
elle-même, une pelote de temps constituée d'opérations historiques. Alors que le prophète et le politicien s'efforcent de sacraliser les mots en occultant leur historicité, il appartient à la philosophie et à la poésie la
tâche profane de restituer les
mots sacralisés à l'usage quotidien : défaire les nœuds de temps, arracher les mots aux vainqueurs pour les remettre sur la place publique, où ils pourront faire l'objet d'une resignification collective.
Paul B. Preciado
Sind die Dinge so, wie sie sind, weil sie nicht anders sein können? Dabei wissen wir doch genau, dass nichts sie dazu zwingt, so zu sein! Warum also geben wir allem, was wir repräsentieren und was uns nicht zufriedenstellt, die unwiderlegbarsten Rechtfertigungen, warum verleihen wir allem den beeindruckenden Anschein und Titel einer Tatsache der Natur und zerstören damit jede Hoffnung? Als ob unsere Kritik nicht auch ein natürliches Phänomen wäre!
Bertold Brecht
Francisco Goya
Au fil des ans, j'ai appris à considérer les rêves comme partie intégrante de la vie. Il y a des rêves qui, en raison de leur intensité sensorielle, de leur réalisme ou justement de leur absence de réalisme, mériteraient d'entrer dans une autobiographie, au même titre que des événements
réellement vécus. La vie commence et se termine dans l'inconscience, les actions que nous menons en pleine lucidité ne sont que des flots dans un archipel de rêves. Aucune existence ne peut être entièrement restituée dans son bonheur ou dans sa folie sans tenir compte des expériences oniriques. (…) Il ne s'agit pas de considérer que la vie est un rêve, mais bien de comprendre que les rêves sont aussi une forme de vie. Il est tout aussi étrange de croire (…) que les rêves seraient des canaux cosmiques à travers lesquels les âmes des ancêtres passent pour communiquer avec nous, que de prétendre, comme le veulent les neurosciences, que les rêves seraient un cut and paste d'éléments vécus par le cerveau au réveil qui retourneraient dans la phase paradoxale du sommeil, tandis que nos yeux se déplacent rapidement sous les paupières, comme s'ils regardaient. Fermés et endormis, les yeux continuent de voir. Par conséquent, il est plus approprié de dire que la psyché humaine ne cesse de créer et d'éditer la réalité, parfois dans des rêves, parfois éveillée.
réellement vécus. La vie commence et se termine dans l'inconscience, les actions que nous menons en pleine lucidité ne sont que des flots dans un archipel de rêves. Aucune existence ne peut être entièrement restituée dans son bonheur ou dans sa folie sans tenir compte des expériences oniriques. (…) Il ne s'agit pas de considérer que la vie est un rêve, mais bien de comprendre que les rêves sont aussi une forme de vie. Il est tout aussi étrange de croire (…) que les rêves seraient des canaux cosmiques à travers lesquels les âmes des ancêtres passent pour communiquer avec nous, que de prétendre, comme le veulent les neurosciences, que les rêves seraient un cut and paste d'éléments vécus par le cerveau au réveil qui retourneraient dans la phase paradoxale du sommeil, tandis que nos yeux se déplacent rapidement sous les paupières, comme s'ils regardaient. Fermés et endormis, les yeux continuent de voir. Par conséquent, il est plus approprié de dire que la psyché humaine ne cesse de créer et d'éditer la réalité, parfois dans des rêves, parfois éveillée.
Paul B. Preciado
die Erfahrung des Traumes in der Wachwelt eröffnet uns die Möglichkeit die gewöhnlichen Formen des Lebens als offen, fragmentarisch und durchlässig zu sehen.
Walter Benjamin